Choisis ton niveau, ton cube et commence à résoudre
Le Rubik's Cube original : 43 trillions de combinaisons et une seule solution. On dirait qu'il faut être un génie, et c'est tout le contraire — personne ne résout un cube en réfléchissant : on apprend une méthode, on la répète, et ça finit par sortir facilement. Tu en as trois ici, classées de la moins à la plus fournie en formules, et dans toutes tu peux tourner le cube 3D toi-même pendant que tu le regardes et que tu le compares au tien.
Le plus connu après le 3×3, et celui que presque tout le monde sous-estime : il a l'air d'un jouet, mais il compte 3,6 millions de combinaisons. Il n'a ni centres ni arêtes, seulement huit coins — donc tout ce que tu as appris sur le 3×3 te sert ici. C'est aussi là que le progrès se voit le plus vite : on commence par le résoudre en une minute et on finit sous les cinq secondes.
Le premier cube qui casse les règles que tu connaissais déjà : les centres ne sont pas fixes et chaque arête est coupée en deux, donc il peut se retrouver dans des positions littéralement impossibles sur un 3×3. La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y a pas de méthode entièrement nouvelle à apprendre — en quelques étapes simples il se réduit à un 3×3, et tu le termines avec ce que tu sais déjà. Seuls deux cas nouveaux apparaissent, les parités, et c'est justement là que beaucoup abandonnent : ici tu les as expliqués un par un, avec le cube 3D devant toi.
Le deuxième grand cube, et il commence par une bonne nouvelle : ici, le centre de chaque face redevient fixe, comme sur un 3×3 — exactement ce qui manquait au 4×4. Ce qu'il faut construire, c'est ce qui l'entoure : chaque centre a huit pièces libres, et chaque arête se divise en trois. Il se réduit à un 3×3 avec la même méthode que le 4×4, et à la fin un seul cas nouveau apparaît, la parité — plus simple que les deux que comporte le 4×4.
Le premier casse-tête du site qui n'est pas un cube, et le plus gratifiant de tous : tu le résous le jour même où tu le prends en main. Un tétraèdre a 933 120 combinaisons — face aux 43 trillions du 3×3 — et la moitié de ses pièces se placent sans une seule formule, juste en tournant à la main. Les quatre coins tournent isolément et n'entraînent rien, les quatre centres ne changent jamais de place, et tout le vrai travail, ce sont les six arêtes.
L'autre casse-tête à rotation par sommets, le frère du Pyraminx mais en forme de cube. Quatre axes de rotation, des tours de 120°, et environ trois millions de positions. Les huit coins tournent sur place et les six centres ne changent que de place, jamais d'orientation. Toute la méthode repose sur un seul bloc de quatre mouvements —le sledgehammer— répété et dirigé avec des tours de poignet.
Débutant
Couche par couche, avec très peu de formules : croix blanche, coins, deuxième couche, face jaune et dernières étapes. En quelques jours tu résous ton premier vrai cube, en raisonnant avec lui en main, pas en imitant une vidéo.
Intermédiaire
F2L, OLL et PLL résolus en deux passes chacun. Beaucoup moins de cas à mémoriser que le CFOP complet et presque la même vitesse : c'est celle qui fait passer beaucoup de monde sous les 30 secondes.
Avancé (Fridrich / CFOP)
F2L complet, OLL et PLL en un seul coup d'œil et une seule formule. Plus de cas à mémoriser, mais aucun plafond de vitesse : c'est la même méthode avec laquelle on bat des records du monde.
Débutant
Construis la première couronne à l'intuition, sans formule fixe, et résous la dernière couche avec un seul outil que tu connais déjà si tu viens du 3×3 : le même Sune pour orienter les coins et le même cycle pour les permuter.
Ortega
Résous une face complète à l'intuition, oriente la dernière couche sans regarder les côtés (OLL) et permute les deux couches en même temps (XLL). Plus de formules que Débutant, mais bien plus rapide : c'est la méthode qui fait passer sous les 5 secondes.
Avancé (CLL)
Un seul algorithme résout la face et permute la dernière couche en même temps, sans étape intermédiaire. 42 cas à mémoriser, mais c'est la méthode la plus rapide possible en 2×2.
Réduction
La méthode classique du 4×4 : monte les six centres, apparie les douze arêtes doubles, puis résous-le comme un 3×3 normal. Elle n'ajoute que deux nouveaux cas à la fin, les parités.
Yau
La même Réduction avec les phases réordonnées, celle qu'utilise presque tout le top mondial : tu montes la croix du 3×3 avant d'apparier les arêtes et, à partir de là, tu ne la défais plus. Suppose que tu connais déjà la Réduction.
C'est ton premier cube ? Avant de choisir une méthode, passe par Notation : en cinq minutes tu sauras quelles pièces a le cube et comment lire n'importe quelle formule de ces pages.
Aller à Notation →C'est ton premier 2×2 ? Avant de choisir une méthode, passe par Notation 2×2 : en cinq minutes tu sauras comment bouge ce cube (c'est un sous-ensemble de la notation du 3×3, donc si tu la connais déjà, tu es prêt).
Aller à Notation 2×2 →Avant de commencer, mieux vaut bien connaître la notation du 4×4 : les mouvements larges (Rw) et la couche intérieure (2R) n'existent pas sur un 3×3, et toutes les formules de cette section les utilisent.
Voir la notation du 4×4 →Réduction
La même méthode que le 4×4, adaptée à un cube au centre fixe : monte les six centres avec un outil et ses variantes (pas des cas isolés à mémoriser), apparie les douze arêtes et résous-le comme un 3×3 normal. Un seul cas nouveau apparaît à la fin, la parité.
Yau5
La même Réduction avec les phases réordonnées, celle qu'utilise le top mondial du 5×5 : tu montes les deux centres opposés et la croix du 3×3 avant d'apparier le reste et, à partir de là, tu ne la défais plus. Suppose que tu connais déjà la Réduction.
Avant de commencer, mieux vaut bien connaître la notation du 5×5 : les larges (Rw, 3Rw), la couche intérieure (2R) et la tranche centrale (M E S) n'existent pas de la même façon sur un 3×3, et toutes les formules de cette section les utilisent.
Voir la notation du 5×5 →Couche par couche (LBL)
La même idée que Débutants au 3×3, appliquée au tétraèdre : d'abord le squelette —centres et coins— sans aucune formule, ensuite la couronne du bas, et en haut il ne reste que trois arêtes, résolues avec deux formules. Cinq formules dans toute la méthode et aucune ne dépasse huit mouvements.
Keyhole
Elle inverse l'ordre : elle construit d'abord la pointe du haut en laissant une arête de côté, et se sert de ce trou comme d'une clé pour orienter les centres du bas sans rien défaire. C'est le même saut conceptuel qu'Ortega au 2×2 — il ne s'agit pas de mémoriser davantage, mais de regarder le casse-tête autrement.
L4E
La méthode utilisée en compétition. Tu places un V —deux arêtes du bas— et tu résous les quatre qui restent d'un seul coup, sans étape intermédiaire. Ce sont 36 cas répartis sur 19 fiches, car la moitié vont par deux : chaque cas et son miroir partagent une fiche, et leur formule est la même en échangeant les L et les R. Aucune ne touche au sommet arrière.
Si c'est ton premier Pyraminx, mieux vaut commencer par sa notation : les quatre axes (U, L, R, B), les tours de 120° et la minuscule qui ne bouge que la pointe ne fonctionnent pas comme sur un cube, et toutes les formules de cette section les utilisent.
Voir la notation du Pyraminx →Débutants
Une seule formule pour toute la méthode. Tu montes la face blanche à la main —sans formule, juste en tournant— et à partir de là tu enchaînes le sledgehammer avec lui-même, en tournant le Skewb entre les répétitions, jusqu'à orienter les coins du haut, placer le centre jaune et terminer les centres restants.
Intermédiaire
La même méthode en fusionnant deux étapes en une : au lieu d'orienter les coins du haut puis de placer le centre jaune, tu fais les deux ensemble. Onze cas, tous avec le sledgehammer dirigé vers le coin du haut —à droite ou à gauche—, sans jamais utiliser le mouvement inconfortable. Ce que tu gagnes, ce ne sont pas des mouvements, ce sont des arrêts.
Si c'est ton premier Skewb, commence par sa notation : les quatre axes (U, L, R, B), le coin voisin dont le sledgehammer a besoin, et pourquoi il n'y a pas de double tour. Toutes les formules de cette section s'appuient dessus.
Voir la notation du Skewb →